Ces situations arrivent chaque jour en Belgique. Ces histoires sont vraies. Chaque sac que vous portez aide à en changer quelques-unes.
« Le vétérinaire m'a dit qu'un chien sur quatre mourrait du cancer. C'était elle. »
Marie-Claire Fontaine Histoire personnelle
Elle s'appelait Luna. C'était un golden retriever — le genre ridicule, joyeux, inconditionnel. Celle qui vous accueille comme si vous étiez parti depuis des années alors que vous avez juste sorti les poubelles.
Je l'ai eue pendant neuf ans. Je l'ai perdue d'un cancer à dix ans.
Statistiquement, un chien sur cinq est atteint d'un cancer. Et un animal de plus de dix ans sur deux meurt de cette maladie. Ce n'est pas la malchance. C'est la réalité que personne ne vous dit lors du premier vaccin.
Pendant deux mois après sa mort, je ne pouvais pas toucher à ses affaires. Son collier était sur le crochet près de la porte. Je ne pouvais ni le déplacer ni cesser de le regarder.
Une amie est passée me voir. Elle s'est assise par terre à côté de moi et elle a dit : « Elle devrait être dans un endroit où tu peux la voir tous les jours. Pas juste dans une photo sur ton téléphone que tu fais défiler. »
Elle avait un sac sur l'épaule — je ne l'avais jamais remarqué avant. Un golden retriever cousu à la main sur le devant. Pas un imprimé. Un portrait. Il ressemblait, d'une certaine façon, à Luna.
Je le porte tous les jours maintenant. Pas parce que ça rend le deuil plus petit. Le deuil ne rétrécit pas — il change juste de forme. Mais parce qu'elle mérite de ne pas être juste une photo qu'on fait défiler distraitement.
« Elle avait tout laissé à son chien. Le chien lui a survécu trois ans. »
Témoignage client Histoire vraie
Ma voisine Colette est décédée en hiver 2022. Elle avait 76 ans. Elle avait un petit Shih Tzu qui s'appelait Figaro et qu'elle promenait chaque matin à huit heures, quelle que soit la météo.
Figaro avait onze ans quand elle est morte. Il a passé trois jours dans l'appartement avant que le gardien de l'immeuble appelle la protection animale.
Environ 30% des chiens en refuge sont là parce que leur propriétaire est décédé ou a été hospitalisé. Ces animaux n'ont rien fait de mal. Ils ont juste aimé quelqu'un qui n'est plus là.
J'ai appelé le refuge et je l'ai adopté deux semaines plus tard. Il a maintenant quatorze ans. Il lève parfois les yeux vers l'escalier, comme s'il écoutait un pas qui ne vient plus.
Le sac que je porte a un Shih Tzu dessus. Quand je l'ai trouvé, je suis restée longtemps avec mon téléphone avant de commander. Il ressemblait à Figaro. Il ressemblait à Colette qui marchait vers le parc à huit heures du matin.
La première fois que je l'ai sorti, une femme au comptoir de la pharmacie s'est penchée : « J'en ai un exactement comme ça à la maison. Il a treize ans. » Elle m'a dit : « Je veux juste qu'il sache qu'il a compté. C'est bizarre ? »
Ce n'est pas bizarre. C'est exactement ça.